Covoiturer au quotidien

150 millions d’euros pour accélérer la pratique avec les collectivités

Le plan de soutien au covoiturage quotidien dévoilé le 13 décembre par les Ministres Christophe Béchu et Clément Beaune marque, 3 ans après la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) un véritable tournant dans le développement du covoiturage du quotidien. Il accompagne avec de réels moyens financiers (150 millions d’euros pour 2023) l’ambition d’atteindre le plus tôt possible le chiffre de 3 millions de covoitureurs quotidiens.

Dans la droite ligne de la LOM, les collectivités locales (Autorités Organisatrices des Mobilités, les AOMs) soutenues par l’État, sont mises au cœur d’un changement de paradigme pour faire de la voiture un véritable transport en commun dans les zones périurbaines grâce au covoiturage. 

Ce plan est doté de 14 propositions dont 3 mesures structurantes que nous vous détaillons ici.

Mesure 1 : Un bonus de 100€ pour inciter massivement les conducteurs à passer au covoiturage

  • Cible : Les conducteurs réalisant leurs premiers trajets en covoiturage
  • Temporalité : Le passage à l’acte des conducteurs
  • Mesure : Chaque primo conducteur touchera 100 € à la réalisation de ses premiers trajets (25 € au 1ᵉʳ trajet puis 75 € au 10ᵉ trajet effectué dans les 3 mois)
  • Budget : 50M € pour 2023

Financée par le dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), la prime de 100 € aux primo conducteurs permet à l’État d’encourager les automobilistes à proposer leurs trajets sur une plateforme de covoiturage afin de partager leur véhicule avec d’autres passagers.

Dès le 1ᵉʳ janvier, tous les nouveaux conducteurs pourront évidemment bénéficier du bonus de 100€ sur Klaxit.

Plus concrètement, à partir du 1ᵉʳ janvier 2023, tout conducteur n’ayant pas encore bénéficié d’une prime CEE touchera sur Klaxit 25 € pour réaliser son premier trajet en covoiturage. Puis 75 € supplémentaires s’il réalise 9 autres trajets dans les 3 mois, pour atteindre le bonus total de 100 €.

Mesure 2 : Un fond de soutien aux collectivités qui subventionnent les trajets : 1 € de l’État pour 1 € de l’AOM afin de pérenniser la pratique

  • Cible : Les passagers des collectivités engagées
  • Temporalité : Permettre aux passagers de covoiturer dans la durée 
  • Mesure : L’État finance la moitié des enveloppes de subvention de trajets en covoiturage des AOMs
  • Budget : 50M€ pour 2023

Depuis la LOM, une AOM peut concourir au développement du covoiturage en subventionnant les trajets effectués sur son territoire. Concrètement, cela permet au passager de covoiturer gratuitement ou à prix réduit tout en rémunérant le conducteur covoitureur de 1 € à 4 € par trajet. 

Le subventionnement des trajets par les AOMs étant à ce jour le dispositif le plus efficace pour développer le covoiturage, le fonds de soutien aux AOMs de l’État est une excellente nouvelle et met de réels investissements face aux objectifs ambitieux de transition des mobilités du quotidien.

Avec ce fond de soutien, toute collectivité souhaitant mettre en place sur son territoire une enveloppe de subvention des trajets en covoiturage se fera accompagner à hauteur de 50 % du montant de l’enveloppe par l’État. En pratique, une AOM ayant attribué un budget de 200 000 € pour subventionner les trajets en covoiturage se verra allouer une aide de 100 000 € par l’État pour financer le dispositif. Dis autrement, pour 100 000 € investis par la collectivité, l’État double la mise !

Pour savoir comment bénéficier de ce dispositif, contactez-nous !

Mesure 3 : Une mobilisation du Fonds vert pour accompagner les projets de développement du covoiturage

  • Cible : Les collectivités ayant des projets de développement du covoiturage
  • Temporalité : Au fil de l’eau pour des projets spécifiques  
  • Mesure : Une mobilisation du Fonds vert pour soutenir les collectivités 
  • Budget : 50M € pour 2023

Dans le cadre du plan de soutien au covoiturage, une partie du Fonds vert annoncé le 27 août dernier par Elisabeth Borne sera dédiée à l’accompagnement de projets relatifs au covoiturage du quotidien. Plus concrètement, une collectivité pourra prétendre à ce dispositif du Fonds vert afin de financer certaines dépenses d’accompagnement, des infrastructures telles que du mobilier urbain et des aires de covoiturage.

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